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dimanche 17 mars 2013

Bangkok, 4 mois plus tard.- กรุงเทพฯ



Je passe à Bangkok en coup de vent, avant de prendre mon avion pour l’Inde, ce coup-ci, me dis-je, la chaleur ne m’aura pas, en 4 mois mon corps s’est forcément habitué !! Et bien …. Non !! J’avais bien senti dans le train, qu’à mesure qu’on s’approchait de Bangkok quelque chose changeait, l’air me semblait plus moite, mais je mettais naïvement ça sur le compte de mes 24h sans douche. Mais à peine sortie du train, j’ai réalisé que non, ça n’était pas le manque de douche mais bel et bien la ville qui dégageait cette chaleur moite. Tout les 3 pas j’étais dans l’obligation de me réfugier dans un 7 eleven pour prendre ma dose de climatisation. Après une douche (qui ne changea rien au problème de moiteur), je pris la décision qu’il fallait trouver une activité au frais. J’ai donc opté pour une petite visite du parc Lumpini, pas trop loin de ma guest-house et accessible en métro climatisé. Et bien même dans ce petit coin de verdure au milieu de la ville, j’avais chaud, ma balade c’est donc faite cha cha (doucement), 3 pas et hop glande sur un banc pour sécher et observer la vie du dimanche à Bangkok, les varans en liberté, les buildings au loin. Je repars et hop trois pas et j’ai à nouveau chaud, j’admire donc le romantisme des thaïs, les amoureux sur leur pédalo en forme de cygnes, les jeunes diplômées surmaquillées, en robe d’avocat, accompagnés de leurs photographes. 5 pas, mon Dieu, vite un banc, je regarde alors, un peu jalouse, les sportifs. Il y en a de toutes sortes, les danseurs de Tango, les joueurs de foot ou de badminton, frais et pimpants, les joggeurs pas toujours très frais, petites foulées, casquette- masque vissé sur la tête et k-way pour la fonte graisseuse, et bien sûr les enfants toujours en forme. Après cette observation attentive des sportifs, je rentre crevée à ma guest-house et à peine le temps de prendre une douche que je dois aller retrouver Clément et Jeanne. 


Ces retrouvailles me font réaliser que le voyage est bien souvent composé d’attente, l’attente d’un train, d’un bus, d’un repas, d’une rencontre. Notre rapport au temps est tellement faussé, les minutes semblent des heures tant nos yeux et notre esprit sont surpris, émerveillés, choqués, et les heures peuvent être des minutes qu’on est prêt à sacrifier dans un voyage trop long pour voir une vague chose dont quelqu’un vous a parlé ou retrouvé une personne croisée peu de temps . On s’autorise des escales, on modifie son itinéraire, on se laisse porter et on décide de son temps. 4 mois après, Bangkok n’a pas changée, toujours grande et moderne, Clément et Jeanne ont avancé dans leurs projets, ce qui me fait prendre conscience du temps qui s’est écoulé. De mon côté, j’ai l’impression de les avoir quitté la veille, je n’ai pas fait la moitié de ce que j’avais prévu, mais j’en ai fait tellement d’autres, ce qui n’a pas encore été vu me donnera une excuse pour repartir !!
A très vite Asie du Sud-Est !!

Chiang Raï, Chiang Maï- เชียงราย, เชียงใหม่



Deux jours de retard sur mon programme et sur mon visa, je passe la frontière en serrant les fesses, mais jour de chance pour la Béné, le douanier fait gentiment l’autruche, et tamponne mon passeport en souriant et sans réclamer les 20 dollars que je lui devais. Je fais ensuite escale à Chiang Raï dans l’idée d’y rester quelques jours et de partir explorer les alentours. Projet inachevé car prise de panique, je pars prématurément à Chiang Maï afin d’obtenir mon visa indien à temps et pour me heurter à l’administration indienne.
Ce rapide passage à Chiang Raï m’a quand permis de reconnecter avec la modernité en me baladant dans la ville, d’halluciner lors de la visite du white temple et de faire la connaissance de Cécile, qui m’aidera à siffler la bouteille de lao lao que j’avais acheter pour vous amis français.
Le white Temple mérite une description plus approfondie tant il est absurde et ahurissant. Il s’agit d’un bâtiment blanc, étincelant et éclatant qu’on croirait tout droit sorti d’un Walt Disney. A l’entrée, des cônes rouges et blancs, sur lesquels trônent des têtes de mort, nous avertissent de je ne sais quel danger. On avance et on se retrouve face à un arbre aux branches duquel sont accrochés des têtes terrifiantes, et l’avertissement se précise l’alcool et la cigarette sont interdits. Ensuite on grimpe sur la passerelle qui mène à la porte, et dans les douves, des milliers de mains sortent du sol. Putain mais on est où ?!! Une fois à l’intérieur, on se retrouve face à un grand Bouddha, comme dans n’importe quel temple, des moines sont agenouillés, perdu dans leur méditation. Et finalement on se tourne pour ressortir et on découvre sur ce mur face à Bouddha, des représentations de Superman, Dark Vador, Spiderman, angry birds, Jack Sparow, tout ça s’entremêle avec des monstres bien asiatiques et des vaisseaux de Star War. Finalement on sort de là un peu abasourdi, en se demandant ce que Bouddha a bien pu fumer !!


            Je prends ensuite la route pour Chiang Maï, encore sous le choc du white temple et échoue dans une guest-house un peu hippie et conviviale dans le sud de la ville. C’est Mot, petit bout de femme de 40 ans, maîtrisant assez mal l’anglais (ce qui donnera lieu à de rigolotes fautes de langages et des « you teach me, you teach me english » assez réguliers) qui m’accueille avec sourire et dynamisme. Et comme à mon habitude, je m’installe !! Je prends mes petits repères, trouve ma petite routine ; balade à vélo, petit tour au marché, glande dans les canaps, papotage avec les autres touristes, je vais régulièrement boire mon petit café (ou ma petite beerlao) chez Nina, une lao-thaï, et sympathise avec ses employées. Mais contrairement à d’habitude, je décide qu’il faut se sortir les doigts des fesses, et m’inscrit à un cours de cuisine et une formation massage (oui je peux désormais casser un dos tout en préparant un pad thaï !!)
Le résumé du cours de cuisine : rigolo (surtout notre chinoise du groupe) et copieux (5 repas en 5 heures).
Pour le massage, je me suis finalement retrouvée en cours particulier (un signe du destin probablement !!), avec Phu, petite bonne femme poum pouille (grassouillette dans la langue d’ici), mais avec de la bouteille, capable de déceler la moindre de vos tensions. Je la soupçonne d’avoir pris un malin plaisir à me faire grimacer de douleur à chaque démonstration. Heureusement pour divertissement, il y avait dans la même pièce mes camarades d’école.
L’Allemand d’une trentaine d’années, exilé en Crête, débardeur bleu turquoise, corps parfaitement épilé, bouclettes blondes mi-courtes retenues par un bandana (genre Rambo) dont les liens revenaient élégamment se poser sur son épaule. Et bien sûr, pour ajouter au sex-appeal du personnage, un zozotement très prononcé et des postures loin d’être ergonomique et virile lors des manipulations !!
            Autre divertissement de mes longues journées, le groupe des 5 japonaises, dynamiques, enthousiasmes et tellement synchro dans leurs réactions !! (J’ai bien souvent retrouvé le côté porte qui grince !!). Pour ces 5 dames, toutes remarques donnaient lieu à « huuuuuuuuummmmmmmmmm hhhiiiiiiiii » en cœur, suivit d’échanges très enjoués en japonais. J’ai tant ri et regrette beaucoup de ne pas avoir pu filmer !!
            A la guest-house, c’est à la version occidentale que j’avais droit. La bande des « super copines, regardes j’ai des avant- bras, youhou c’est formidable !!!! », exaltées pour tout et surtout pour rien, très gentilles, mais un peu bruyantes !!
            Bref un petit quotidien bien rodé avec beaucoup de rencontres et beaucoup de travail (car apprendre à casser un dos, ça demande de l’entraînement)
            Et pour dernier jour, ce fut un festival d’inattendu. La journée devait commencer par un massage avec Pim, une Thaï que j’avais rencontré quelques jours plus tôt chez Nina. On avait rendez-vous à 10h chez Nina, juste assez de temps pour un petit café, bon dans la réalité le café s’est éternisé car une vendeuse ambulante est venue me vendre un aliment que je pensais être du porc haché, mais qui était en fait une fricassée de larves et de fourmis rouges, encore vivantes pour certaines. Maï pen raï (Bo peniang en Thaï), j’avais déjà mangé ça auparavant, mais je sais pas pourquoi, là comme ça au réveil, ça me tentait moyen !! Nina, face à ma tête et mon indécision, m’en a gentiment fait une omelette, et effectivement ça passait mieux.
Une fois le festin englouti, je pars avec Pim, pour mon massage. Enfin …. Visiblement on s’était mal compris, ou elle n’avait pas vraiment envie de bosser. Toujours est-il que je me retrouve propulsée dans les cuisines du temple, assise au milieu de toutes ces femmes, en plein préparatifs du repas pour la fête du soir. Je donne donc avec plaisir un coup de main à toutes ces dames, je n’en serais que plus fatiguée pour le massage, me dis-je !! Pim reviens finalement vers moi, pas du tout pour le massage, mais pour m’inviter à déjeuner avec sa copine. Et c’est parti pour une petite virée en scooter, un petit resto et un repas comme j’avais pas fait depuis dondet, lap au sang et piment, bouillon, oreilles de cochons grillés et bière, je baragouine mes 4 mots de Lao, elles leurs 5 mots, on fait semblant d’avoir une vraie conversation, quel bonheur !! La journée se finit finalement au temple où je rate la fête après plusieurs hésitations « je prends mon train, je ne prends pas mon train », et sans avoir eu mon massage évidemment !!
            See you soon Chiang Mai !!

samedi 8 décembre 2012

Ubon ratchathani/ อุบลราชธานี



Après ces 11h de trajet, j’arrive légèrement fatiguée à Ubon et saute dans le 1er Tuk-Tuk qui m’alpague !! Ma driveuse est une petite bonne femme tout sourire, qui accepte toujours souriante, de me trimballer dans tous les hôtels de la ville (pour m’apercevoir que le 1er visité était le moins cher), qui supportera même mon caprice « stop, il est 6h du mat, j’ai besoin d’un café » et qui au final me soutirera pas mal de fric mais toujours avec le sourire, là c’est moi qui sourit plus trop !! Je saute dans une douche pour tenter de surmonter la fatigue et par me balader les rues. La ville ne m’emballe pas plus que ça, très bétonnée, beaucoup de boutiques bordéliques, beaucoup de poussière, la chaleur m’y paraît très étouffante, j’y fais un tour rapide, mais sans grande conviction, la fatigue n’aidant pas évidemment !!
Après 1h de glande dans un cyber-café, au milieu des ados accros de jeux en réseau,  je m’aperçois, en fouinant sur internet, qu’effectivement la ville ne recèle pas de choses à voir et à faire !! La journée va être longue.
            La meilleure façon de tuer le temps en voyage, c’est de manger. Je m’arrête pour une halte déjeuner dans un petit boui-boui, où je fais la connaissance de Oil, une jeune de 16ans pas bien épaisse et de sa mère Tii ( ?). Oil baragouine quelques mots d’anglais et a visiblement une passion pour les blancs. On papote et elle finit par m’inviter au Loy Kathong, me vantant les mérites de sa motobike. 



Pour l’occasion, Oil a enfilé son plus beau tee-shirt Playboy (je ne suis pas sure que les asiatiques soient vraiment au courant de ce qui se cache derrière ce « mignon petit lapin » qu’ils aiment tant arborer !!), et ses jolies ballerines en plastique.
C’est donc parti pour une soirée avec une jeune de 16 ans, mais avant ça on passe faire des petites courses pour môman, Oil me trimballe dans le marché comme un trophée, les gens me regardent bizarrement, font des réflexions, je suis parfaitement à l’aise !! De plus les femmes asiatiques ont cette particularité d’être particulièrement tactile, et vas y que je te tiens par la main, que je te tire par le bras, « maintenant c’est bon j’ai très très chaud, il est temps de partir !! »
            On finit par arriver à la rivière de la lune pour le rituel du Loy Kathong, chacun achète sa feuille de bananier pliée en fleur, avec à l’intérieur une bougie de l’encens et des fleurs, on y dépose une mèche de cheveux et une pièce, on fait une petite prière ou un vœu ou on fait semblant et hop on balance le tout dans la rivière, et notre petite lumière part au gré du courant au milieu d’autres. C’est censé être très beau, bon dans notre cas, le petit radeau a été dépouillé par des enfants cachés dans l’eau, qui voulaient récupérer le butin. Un gros carnage, toutes nos fleurs éparpillées dans l’eau, et Oil qui essayait désespérément de faire partir le radeau plus vite en lui jetant de l’eau !! J’espère que nos vœux se réaliseront quand même !! On peut également acheter un poisson à relâcher dans la rivière pour que j’imagine, l’année de pêche soit fructueuse.
Après cette expérience cocasse, on part se balader dans le marché dressé pour l’occasion, avec caméraman, miss Ubon et tout le tralala et on décide d’acheter un lampion, genre mini montgolfière que l’on allume, j’ai pas trop compris la symbolique du truc, mais on espère que ce coup-ci personne ne viendra ruiner notre rituel !! La soirée se finit calmement avec môman, malgré leurs nombreuses sollicitations pour que je reste dormir avec elles (elles sont chelou non ?!!), je pars me coucher, prête à retrouver le Laos.
Bye bye Thaïlande.

lundi 3 décembre 2012

Et pendant ce temps en 3ème classe !!



La troisième classe c’est des banquettes en skaï, qui pour deux heures paraissent confortable, mais qui pour 10h le sont nettement moins. C’est aussi les néons allumés tout le trajet, les vendeurs ambulants qui vous bousculent toute la nuit Je pensais pouvoir dormir n’importe où et n’importe comment et bien non, au lieu de ça je médite.

Ce à quoi on n’avait pas forcément pensé :
            Que les ventilos seuls ne suffiraient pas à rafraîchir l’ambiance, donc toutes fenêtres ouvertes de nuit avec les néons, ça veut dire qu’en moins d’une heure tu es entièrement recouvert de tous les moucherons de la Thailande !!! Et qu’au bout de 3h tu te pèle le cul !!
            Que le voisin lui non plus n’arriverait pas vraiment à dormir, et qu’il tournerait dans tous les sens, toute la nuit. Et que évidemment sous couvert d’un « sommeil profond » a un coup les mains baladeuses, un coup la tête sur mon épaule. Heureusement les 2 jeunes en diagonale, me guettent, veillent sur moi et me conseillent sur comment l’éjecter en douceur.

Ce qu’on savait mais qui surprend toujours !!
            L’entrée dans le wagon, seule blanche, et d’un coup un « falang » retentit et 80 paires d’yeux braqués sur moi, qui ne me lâcheront plus.
            Les 2h de retard et personne qui s’en offusque.
            Un côté carré sous le bordel ambiant, finalement tout le monde est à sa place et personne n’ose en changer. Résultat je me suis trompée de place et j’ai délogé quelqu’un qui a passé sa nuit dans le couloir, malgré mes tentatives de « mais reviens », oups !!!

Ayutthaya/ พระนครศรีอยุธยา



Après un bien triste constat ; j’ai dépensé trop d’argent en peu de temps ; je retrouve les bonnes vieilles habitudes de Bamela et j’opte pour la 3ème classe pour mon trajet en train. Quel bonheur de retrouver cette proximité avec les gens « mais oui madame, assieds toi sur mes genoux, il fait que 38°C !!». Tout le monde est tout sourire et heureux de pouvoir baragouiner 3 mots en anglais avec toi. Je passe donc 3h à sourire aux vieilles, aux enfants, à regarder les 3 mamies, qui ne se connaissaient pas, papoter produit de beauté ou énergie (j’ai pas trop su déterminer mais il y avait une histoire de « tu frottes tes mains et tu les pose sur ton visage » enfin tout le monde était très emballé.) Bon je ne vous cache pas qu’à mesure que le train avançait, les gens montaient, la densité au mètre carré augmentait et l’utilité des ventilateurs s’amenuisait. Je n’étais donc pas mécontente lorsque tout les passagers m’ont indiqué mon arrêt, comment ont ils fait pour savoir où j’allais, sans même m’avoir demandé ? quoi ?? j’ai la tête du touriste qui va visiter la ville aux temples ?!!! Je fais donc une brève escale pour découvrir cette ville dont tout le monde parle. Cité où se mêlent habitations thaïs et dizaines de temples khmers (genre ankor mais éparpillé dans la ville).
Je trouve sans difficultés, une chouette guest-house les pieds dans la rivière, qui prépare un lap  incroyable et possède même de l’eau chaude pour la douche (non merci, ça ira !!). En plus je me trouve un petit duo de français pour partager la bière de l’apéro, que demandait de plus !! Le lendemain voulant profiter de la fraîcheur du matin, je mets le réveil à 6h, bon me lève à 7h et concrètement départ à 9h, toujours aussi efficace la Béné !!
Par soucis d’écologie, d’économie et de ligne, j’enfourche un vélo pour ma ballade, grosse erreur !! La ville a beau être parfaitement plate, il y fait toujours chaud. C’est donc parti pour 5h de bicyclette en plein cagnard à visiter les temples et à lâcher 20 bath + 20bath +20 bath +….. pas si cheap que ça la promenade !! Pour voir Beaucoup de pierres, de Bouddha assis, couché, debout, yeux ouverts, yeux fermés.
Sur le chemin je rencontre une petite vendeuse de café qui m’apprend qu’en partant le soir même, je vais raté le loy khatong (fête des lumières) qui n’a lieu qu’une fois par an, putain elle m’aide pas à prendre mes décisions celle-là !!
J’apprends finalement que la fête a lieu le lendemain, j’embarque donc dans ma 3ème classe pour 10h de train de nuit vers Ubon Ratchathani.

Krabi encore/กระบี่ ยัง



Cette petite ville m’avait bien plu, et j’avais dans l’idée d’y rester une journée, le temps de laver mes fringues et de me relancer dans une journée à scooter. J’y suis restée 3 jours !! Et pas du tout à cause d’un problème de lessive, non j’étais juste bien à squatter devant la guest-house à papoter et cancaner. Bon j’ai quand même fait des efforts, je suis allée me balader dans le parc national avec Deen, un Thaï du coin, visiblement aussi branquignole que moi !! on a bien essayé de trouver le point de vue, mais en vain, on s’est juste retrouvé à grimper/escalader un chemin boueux glissant en tongues !! bref grande réussite, donc pour se consoler on a volé des mini noix de coco dans le parc, chose parfaitement interdite !!
J’ai aussi tenté une visite pluvieuse de railay, une plage huppée avec grand resto et resort à gogo. Je me suis pris une grosse rincée en scooter avec évidemment un tee-shirt blanc, pourtant on me l’avait annoncé la pluie. Donc me voilà arrivant trempée, tee-shirt transparent dans un restaurant hyper chic où j’ai payé un bras pour un pad thai, ma foi assez succulent !!
Mais ce qu’on retiendra de ces quelques jours, c’est surtout ces heures passées à écouter, observer, et parler avec les Thaïs. Ils semblent adorer gossiper mais à part te demander ton âge et si tu es mariée, ils ne cherchent pas à en savoir plus, profond désintérêt ou toujours cette pudeur ??
Qu’est ce qu’ils sont fières de leur pays, de leur roi, ils ont tous une histoire pour vanter la bonté du roi, « et là il a dit, si les gens peuvent marcher pour grimper la montagne, alors moi aussi » et blablabla.
En terme de travail, les gérants de guest-house ont trouvé la bonne planque, ils se disent tous agence de voyage, mais honnêtement ils connaissent tous un mec dans les bus ou dans les trains et se prennent une petite commission sympathique pour avoir passé un coup de fil à ta place !! La paresse bien organisée, ils sont futés !! Et pendant qu’un lao ou un birman, employé illégalement, fait tout le sale boulot, eux ils se posent sur les canapés et papote. Ça parle épilation, poitrine, problème de peau. Ça se fout de la gueule des « falang kéké », vieux graveleux bedonnant qui viennent chercher des petites jeunes. Et ça rigole sur les blancs qui passent, sur les lady-boys. Et elles bouffent toute la journée en t’expliquant qu’il ne faut pas manger après 5h sinon tu grossis dans la nuit !! Et comme nous, elles se disent qu’elle devrait faire du sport mais n’en font rien !! Autant vous dire que je me suis bien marrée.
Alors dans mes compagnons de commérages il y avait :
-         Mam, la gérante de l’auberge, sympathique mais ce n’est pas sur !! qui supporte difficilement que les blancs négocient les prix. Elle passe pas mal de temps à se prélasser dans son fauteuil, mais fait quotidiennement du sport ; 15 minutes de oulahop devant la télé !!
-         La cousine Thaï mariée à un suédois, très avenante qui parle beaucoup de ces problèmes d’allergies à cause de la chaleur, la bouffe, etc. Je suis un peu retrouvé en elle mais en moins hystérique quand même !!
-         Tony, le chinois canadien de 48 ans mais qui en paraît 30, qui vit 6mois/an en Thailande. Monsieur je connais beaucoup de choses, un peu branleur, un peu drageur mais peut être un peu gay !!
-         Deen , mon copain du parc, voleur de noix de coco en vacances, mais sinon Barman à Koh Phangan. Il adore les jeux de mots pourris et les stands de tir du night market.
-         Khem (kim), la cendrillon laotienne de 18ans, qui m’a un peu rappelé les deux petites dames de Hanoï, la seule à vraiment bosser dans l’histoire !!
Voilà 3 jours de vis ma vie de Thaï à Krabi.

samedi 24 novembre 2012

Koh Phi Phi / เกาะพีพี



Je pars pour Koh Phi Phi un peu à reculons mais dans l’espoir de partager quelques jours avec Justine, évidemment je ne l'ai jamais retrouvé, mais bon j’étais à Koh Phi Phi, donc il me fallait trouver un endroit où dormir. Après plusieurs tentatives, j’échoue dans une guest-house pourrie et moyennement cheap !! Ma chambre ressemble plus à une prison qu’à une suite, avec un taux d’insalubrité élevé, sans fenêtre, matelas dur comme de la pierre mais le pire reste l’odeur qui stagne dans la chambre, même le ventilo n’arrive pas à la faire fuir !! Ce petit paradis est situé dans la cour d’un tatoo shop, aux propriétaires étranges (qui s’avéreront sympathiques et qui m’inviteront pour un dîner très épicé mais authentique). Par chance la guest-house fait salle de gym, ce qui donne lieu à de belles démonstrations de testostérone !!
Cette île est tout simplement merveilleuse, deux grandes baies à l’eau limpide et au sable blanc, entourés par des falaises et de la jungle. Malheureusement le centre de l’île n’est qu’un dédale de rue, où pullulent grosses en bikini et russes tatoués et bedonnant, haut lieu de murge et de débauche, en terre musulmane !! 


Le premier soir, alors que je traîne ma carcasse dépressive, à la recherche d’un lieu où l’on n’entende pas la musique, je me fais alpaguer par un français un peu ivre mais sympathique qui me propose un tour en kayak dans la baie. Ni une, ni deux j’accepte son invitation car j’ai bien envie de discuter et qu’au pire je sais nager !! Nous partons donc à l’abordage de tous les bateaux de la baie à la recherche de cigarettes.
Chris (encore un, mais sans moule-bite distendu ce coup-ci) est installé en Thailande depuis 15 ans, moitié glandeur mais fière de l’être, moitié producteur d’hévéas, il a 1000 copains et 1000 histoires à raconter. C’est avec lui et sa bande de ting tong Thaïs que je passerais ces 3 jours, à papoter et à  en apprendre beaucoup sur les coutumes thaïs.
La fine équipe est principalement constituée de :
-         Suliman, maître des lieux qui arbore fièrement une grosse montre et une grosse chaîne en or massif pour symboliser sa réussite. Il passe sa journée à déambuler sur l’île tel le coq dans la basse-cour et s’adonne à un jeu étrange avec Chris, le tripotage de boules !!
-         Alifin, loueur de kayaks, souvent stone et parfois saoûle, très jovial et répétant, sourire aux lèvres, « merci coucou », phrase qui à la suite d’une soirée où l’on délogea un irlandais de son lit pour obtenir une bière, deviendra culte !!
-         Il y avait aussi Mat et Mat, deux gentils garçons pas très bavards
-         La petite amie de Mat, (j’ai beaucoup de mal à retenir les prénoms), jeune demoiselle à l’appareil dentaire brillant (comme beaucoup ici) et timide mais très attachante.
-         Et enfin Mister “you know what I mean”, tatoué des pieds à la tête, same same pour les piercings, très populaire auprès de ces dames et fière sur son vélo à moteur.


Ma principale activité sur l’île, glander sur la plage, glander dans un transat avec Chris à cancaner sur les gens. J’ai quand fait un peu de kayak au pied des falaises, fait du snorkeling au milieu des poissons. (sensation incroyable de nager au milieu d’un banc de poissons sans les faire fuir). Et j’ai fini par booker un tour à toutou en long tail boat (sorte de barque en bois avec une grosse débroussailleuse en guise de moteur, qu’ils manient avec beaucoup d’aisance) pour voir les îles. Hop Hop Hop, 1h sur maya Beach, 30 min de snorkeling et pour finir, le show sur monkey beach!!! Wahou awesome!!
Voilà comment se termine l’histoire de Béné sur l’île au pipi (j’étais obligée de la faire celle là !!)

mercredi 21 novembre 2012

Krabi กระบี่



J arrive à Krabi en milieu d’après-midi, juste le temps de trouver une cheap guest-house dans le centre, et hop je pars à la rencontre de la ville, située le long d’un fleuve dont on taira le nom car on l’ignore et principalement constituée de grandes avenues, reliées par des petites rues… Bref une ville !! La particularité artistique de la ville semble être ces grosses statues que l’on trouve au sommet de certains feux rouges et cartes de la ville. Une sorte de gros gorille ou je ne sais qu’elle monstre tenant des armes à la main, ils semblent veiller sur la ville comme King Kong sur son building !!
Une chance pour moi, c’est le night market du week end, occasion de me gaver dans tous les petits boui-bouis (les premiers du voyage d’ailleurs), et d’admirer le bon goût des thaïlandais en matière de décorations et de fringues. C’est aussi l’occasion d’apercevoir leur talents ; enfants musiciens, homme moignon qui, par je ne sais quel procédé, parvient à tenir un tuyau et fabriquer un ballon avec son bras valide, mieux que top chef ou la femme à barbe !!
Autre découverte pour moi, « la minute en musique », la musique retentit et soudain plus personne ne bouge dans la rue, plus personne ne bouge sauf moi, trop occupée à prendre une connerie en photo et qui ne me rend compte de rien !!
Je finis ma soirée en squattant devant la télé avec la tenancière de la guest-house, incroyable série où l’héroïne, au bout du rouleau, pleurs sur le bord d’une falaise, le nez tout rouge, le jeu d’actrice est époustouflant, mais le rimmel toujours impeccable, pareil lorsqu’elle saute pour se suicider, flash-black sur sa dure vie, bref j’ai frémi, heureusement le bel amoureux a pu la sauver !!

 
Le lendemain je pars à l’aventure, loue une motobike, prend quelques minutes pour me familiariser avec la conduite à gauche et hop je pars pour 60km de route, sourire aux lèvres et coups de soleil au rendez-vous, j’ai beau m’arrêter toutes les dix minutes pour remettre de la crème, rien n’y fait, ma peau n’aime pas le soleil !! J’arrive enfin aux sources d’eau chaude. Quand on vous dit source d’eau chaude, vous pensez naturellement petite cascade sympathique à 26°C, et bien NON, dans ce pays, niveau température, tout est amplifié !! Me voilà donc à barboter avec des mamies Thaïs dans une eau à 35, j’ai encore frôlé le malaise. Une fois ma température corporelle retrouvé, j’enfourche jolly jumper et pars me perdre en direction du temple. L’ascension du wat Tham Seua, ses 1257 marches asiatiques (la précision semble importante), sous 37°C et 90% d’humitidité, ne fut pas une mince affaire !! Autant vous dire qu’en terme de perte d’eau, Huashan et le mont rijiani c’était de la nioniotte !! Tellement de sueur perdu, que j’ai été forcé de mouiller mon tee-shirt pour camoufler, j’en ai évacué des toxines ce jour là !! Mais le camouflage n’a servi à rien, vu les gouttes qui perlaient sur mon visage et la couleur de ma gueule, les gens ont du juste penser que j’avais un problème hormonal !! (ça c’était pour la partie « le journal d’un corps en Asie !!). Mais arrivée en haut, pfffff un immense bouddha assis et une vue à couper le souffle sur les environs, certes un peu nuageux et une grosse pluie pour rafraichir les esprits. Le reste de la journée ne fut que ballade en scooter au milieu des montagnes, coucher de soleil sur une plage incroyable et petite soirée avec une allemande très bavarde, un thaï sympathique et la tenancière traductrice.
Bref bons baisers de Krabi !!

vendredi 16 novembre 2012

Koh Lipe เกาะหลีเป๊ะ


Après 16 h de train grand luxe, couchette, air conditionné, (c’est fou de voir comme on se réhabitue vite à ces trajets qui durent des heures), 2 heures de bus et 2h de bateau, j’arrive enfin à Koh Lipe, petite île paradisiaque perdue au milieu d’autres, malheureusement envahis par les touristes en majorité chinois, russes et italiens. L’île et ses alentours sont tout simplement magiques, le sable blanc, l’eau turquoise et la jungle. A bout de forces et dégoulinantes de sueur j’échoue dans un petit resort au bout de la plus grosse plage de l’île, rien de paradisiaque tous ces bungalows, et le mien, l’un des moins chers est loin d’être vraiment cheap.
Après une petite trempette, je pars donc à l’aventure et à la recherche d’un coin plus tranquille. L’île recèle de petites criques tranquilles, je tombe rapidement sur une petite plage où glandent 4 blancs dans des hamacs, probablement complètement défoncés, il semble que ça soit la principale activité sur Lipe, glande et fumette, même les Thaïs s’y adonnent. J’accepte avec plaisir leur invitation pour une soirée, occasion de rencontrer des gens me dis-je !! Malheureusement ces gens ne s’avérèrent pas si friendly que ça, mais ça m’a permis de rencontrer Corado, un italien prof de plongée, passionné de la vie aquatique et fervent bouddhiste. Une intéressante rencontre, très convainquant, il m’a presque converti au bouddhisme !!!


2ème jour, je pars vraiment à l’aventure, pantalon thaï retrouvé, dégoulinante de sueur, plaque rouge sur les bras, sac à dos dégueu, ça y est je ne ressemble plus rien !! Donc je pars à l’aventure, mon mauvais sens de l’orientation aux aguets, je pars à travers les rochers, marée haute évidemment !!! Au bout d’une heure à me galérer en plein soleil, sans eau, je commence à me dire que mon idée n’était pas la bonne et qu’il serait temps de faire demi-tour. J’arrive finalement sur une petite plage, où vivent deux espagnoles, des thaïs, ils possèdent quelques bungalows. C’est là que je fais la connaissance de Christophe un niçois au moule bite distendu, aux lunettes vieillottes, chemise ouverte laissant apparaître son torse « velu », au contact un peu étrange et qui vient régulièrement sur l’île. Sa compagnie m’a tout de même permis de faire la connaissance de quelques thaïs lors d’une soirée.
Le reste de mes jours sur Koh Lipe ne furent que perdre mon chemin en plein cagnard sur les 3 pauvres routes de cette île, glande, lecture, snorkeling et enjoying de vie !! J’ai aussi pu faire la connaissance d’Anna, une française qui vient faire les saisons sur l’île et qui est mariée à Lu, un chaoli complètement allumé et sur-excité, rencontre qui m’a permis d’en apprendre plus sur les Chaoli, pêcheur originaire de l’île.
Voilà ça c’était l’histoire de Koh Lipe ou comment passer du bon temps !!

Bangkok en quelques mots./ กรุงเทพฯ


Pour moi, Bangkok se fut beaucoup beaucoup de chaleur (Dieu merci la clim fut inventée), j’ai donc du boire beaucoup d’eau (mais pas seulement), une fatigue extrême ; due au décalage horaire ?? à la LUSH party ?? ou à cette année de dur labeur ??
Conclusion je n’ai pas fait grand-chose à part rencontrer quelques français, boire des coups, ah si j’ai bien fait la tentative du célèbre marché aux fleurs… Mais raté !!! J’ai vu un marché, mais il n’y avait pas beaucoup de fleurs, j’en ai donc conclu que je m’étais probablement trompée !! Par contre il était plein de ces petites échoppes pleines à craquer d’objets, plus ou moins kitch, de produits plus ou moins frais, mon dieu qu’il faisait chaud !! (j’ai tendance à réinventer le rorchart )


Comme j’étais hébergée chez Jeanne et Clément, j’ai infiltré un Bangkok autre que le kao san des touristes !!
J’ai pu voir que Bangkok est une ville en pleine ébullition et en pleine expansion, des samrtphones et ipad dans toutes les mains, des buildings à gogo, se mêlant aux vieilles cahutes bringuebalantes, des Thaïs branchés et apprêtés. On retrouve cependant l’Asie et son bordel, des scooters partout, un intérêt peu marqué pour le code de la route, des passages de rues toujours aussi périlleux !! Mais on aime toute cette effervescence, les boutiques étroites regorgeant de 1000 articles, ces milliers de boui-boui aux tabourets cassés et à la vaisselle plus que douteuses et tous ces vendeurs ambulants (mais comment font-ils pour ne pas devenir obèses ?!), qui proposent œufs de caille au plat, poulet et pattes grillés ou frits, boulettes de viande non identifiée et peu appétissantes…
Bangkok c’est aussi des chocs thermiques, la chaleur étouffante de l’extérieur et le froid de toutes les clims qui vous sèchent la peau et les vêtements, mais qui n’aide pas votre corps à se faire au climat.

 
Heureusement la ville a su garder des petits marchés, cachés par des seven/eleven et autre super big market, où l’on retrouve toutes ces odeurs d’épices, d’encens, de viande et cette odeur aigre qui vous pique jusque dans la gorge !!
Les sons non plus, n’ont pas changé ; les voix « nasillardes », certaines voyelles qui sont étirées à l’infini ; le bruit de la rue et des klaxons et cette formidable musique, qu’on aime tant, et qui résonne dans de nombreuses boutiques.
Bref un bonheur de retrouvailles !!

jeudi 8 novembre 2012

Retrouvailles avec Bangkok


Voilà, j’y suis !! Pourquoi tant de stress finalement ?!! Bon je ne vous cache pas que ce voyage s’annonce fort en boulettes et en rencontre incroyable… ou pas. Ces 15h de voyage m’ont permis de confirmer un phénomène que j’avais déjà observé; j’ai tendance à attirer les vieux graveleux en pleine crise de la cinquantaine. Le Qatar m’a offert un beau spécimen grec, le teint halé voire grillé et le regard libidineux, nous avons pu échanger quelques mots avant que je parvienne à le semer dans la navette de l’aéroport !! ouf !! Autre constat, les français sont repérables entre mille, merci Décathlon à fond la forme, plus efficace qu’un passeport ou qu’un accent !!

En ce qui concerne l’arrivée à Bangkok, je me suis débrouillée à merveille, pas de perte d’orientation, un passage de douanes sans encombre (ils ne sont vraiment pas regardant sur qui entre dans leur pays), tout ça grâce mon anglais parfait évidemment.
Mais chasser le naturel, il revient au galop ; durant ce vol, j’ai eu le temps de faire le bilan de tout ce que je n’avais pas fait avant de partir. Notamment noter sur un papier l’adresse de Clément, qui m’accueille pour ces quelques jours. Donc 1h30 à tourner dans l’aéroport pour accéder à internet, mon anglais parfait n’aidant pas à comprendre les indications des gentils Thaïs !!! Bref j’ai fini par trouver et une fois le premier Sawadi Ka entendu, tout mon stress (enfin presque) s’est envolé et le sourire typique des thaïs (mais aussi des cambodgiens !!) m’a contaminé !!
 Me voilà donc installée au 19ème étage avec une vue incroyable sur les buildings.

Ah oui, j’oubliais « Rooooo lala il fait CHAUD !!! ».