Je passe à Bangkok
en coup de vent, avant de prendre mon avion pour l’Inde, ce coup-ci, me dis-je,
la chaleur ne m’aura pas, en 4 mois mon corps s’est forcément habitué !!
Et bien …. Non !! J’avais bien senti dans le train, qu’à mesure qu’on
s’approchait de Bangkok quelque chose changeait, l’air me semblait plus moite,
mais je mettais naïvement ça sur le compte de mes 24h sans douche. Mais à peine
sortie du train, j’ai réalisé que non, ça n’était pas le manque de douche mais
bel et bien la ville qui dégageait cette chaleur moite. Tout les 3 pas j’étais
dans l’obligation de me réfugier dans un 7 eleven pour prendre ma dose de
climatisation. Après une douche (qui ne changea rien au problème de moiteur),
je pris la décision qu’il fallait trouver une activité au frais. J’ai donc opté
pour une petite visite du parc Lumpini, pas trop loin de ma guest-house et
accessible en métro climatisé. Et bien même dans ce petit coin de verdure au
milieu de la ville, j’avais chaud, ma balade c’est donc faite cha cha
(doucement), 3 pas et hop glande sur un banc pour sécher et observer la vie du
dimanche à Bangkok, les varans en liberté, les buildings au loin. Je repars et
hop trois pas et j’ai à nouveau chaud, j’admire donc le romantisme des thaïs,
les amoureux sur leur pédalo en forme de cygnes, les jeunes diplômées
surmaquillées, en robe d’avocat, accompagnés de leurs photographes. 5 pas, mon
Dieu, vite un banc, je regarde alors, un peu jalouse, les sportifs. Il y en a
de toutes sortes, les danseurs de Tango, les joueurs de foot ou de badminton,
frais et pimpants, les joggeurs pas toujours très frais, petites foulées,
casquette- masque vissé sur la tête et k-way pour la fonte graisseuse, et bien
sûr les enfants toujours en forme. Après cette observation attentive des
sportifs, je rentre crevée à ma guest-house et à peine le temps de prendre une
douche que je dois aller retrouver Clément et Jeanne.
Ces
retrouvailles me font réaliser que le voyage est bien souvent composé
d’attente, l’attente d’un train, d’un bus, d’un repas, d’une rencontre. Notre
rapport au temps est tellement faussé, les minutes semblent des heures tant nos
yeux et notre esprit sont surpris, émerveillés, choqués, et les heures peuvent
être des minutes qu’on est prêt à sacrifier dans un voyage trop long pour voir
une vague chose dont quelqu’un vous a parlé ou retrouvé une personne croisée
peu de temps . On s’autorise des escales, on modifie son itinéraire, on se laisse
porter et on décide de son temps. 4 mois après, Bangkok n’a pas changée,
toujours grande et moderne, Clément et Jeanne ont avancé dans leurs projets, ce
qui me fait prendre conscience du temps qui s’est écoulé. De mon côté, j’ai
l’impression de les avoir quitté la veille, je n’ai pas fait la moitié de ce
que j’avais prévu, mais j’en ai fait tellement d’autres, ce qui n’a pas encore
été vu me donnera une excuse pour repartir !!
A
très vite Asie du Sud-Est !!
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