dimanche 17 mars 2013

Bangkok, 4 mois plus tard.- กรุงเทพฯ



Je passe à Bangkok en coup de vent, avant de prendre mon avion pour l’Inde, ce coup-ci, me dis-je, la chaleur ne m’aura pas, en 4 mois mon corps s’est forcément habitué !! Et bien …. Non !! J’avais bien senti dans le train, qu’à mesure qu’on s’approchait de Bangkok quelque chose changeait, l’air me semblait plus moite, mais je mettais naïvement ça sur le compte de mes 24h sans douche. Mais à peine sortie du train, j’ai réalisé que non, ça n’était pas le manque de douche mais bel et bien la ville qui dégageait cette chaleur moite. Tout les 3 pas j’étais dans l’obligation de me réfugier dans un 7 eleven pour prendre ma dose de climatisation. Après une douche (qui ne changea rien au problème de moiteur), je pris la décision qu’il fallait trouver une activité au frais. J’ai donc opté pour une petite visite du parc Lumpini, pas trop loin de ma guest-house et accessible en métro climatisé. Et bien même dans ce petit coin de verdure au milieu de la ville, j’avais chaud, ma balade c’est donc faite cha cha (doucement), 3 pas et hop glande sur un banc pour sécher et observer la vie du dimanche à Bangkok, les varans en liberté, les buildings au loin. Je repars et hop trois pas et j’ai à nouveau chaud, j’admire donc le romantisme des thaïs, les amoureux sur leur pédalo en forme de cygnes, les jeunes diplômées surmaquillées, en robe d’avocat, accompagnés de leurs photographes. 5 pas, mon Dieu, vite un banc, je regarde alors, un peu jalouse, les sportifs. Il y en a de toutes sortes, les danseurs de Tango, les joueurs de foot ou de badminton, frais et pimpants, les joggeurs pas toujours très frais, petites foulées, casquette- masque vissé sur la tête et k-way pour la fonte graisseuse, et bien sûr les enfants toujours en forme. Après cette observation attentive des sportifs, je rentre crevée à ma guest-house et à peine le temps de prendre une douche que je dois aller retrouver Clément et Jeanne. 


Ces retrouvailles me font réaliser que le voyage est bien souvent composé d’attente, l’attente d’un train, d’un bus, d’un repas, d’une rencontre. Notre rapport au temps est tellement faussé, les minutes semblent des heures tant nos yeux et notre esprit sont surpris, émerveillés, choqués, et les heures peuvent être des minutes qu’on est prêt à sacrifier dans un voyage trop long pour voir une vague chose dont quelqu’un vous a parlé ou retrouvé une personne croisée peu de temps . On s’autorise des escales, on modifie son itinéraire, on se laisse porter et on décide de son temps. 4 mois après, Bangkok n’a pas changée, toujours grande et moderne, Clément et Jeanne ont avancé dans leurs projets, ce qui me fait prendre conscience du temps qui s’est écoulé. De mon côté, j’ai l’impression de les avoir quitté la veille, je n’ai pas fait la moitié de ce que j’avais prévu, mais j’en ai fait tellement d’autres, ce qui n’a pas encore été vu me donnera une excuse pour repartir !!
A très vite Asie du Sud-Est !!

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