Il paraît qu’au Népal, pour être
un touriste actif, il faut faire au moins un trekking, on pense évidemment au
tour des Annapurna, ou pour les non-fumeurs, l’Everest Base camp. Etant une
fumeuse invétérée, et pas forcément fan du trekking autouroute avec 300
millions d’autres cons « fans de montagne », j’ai opté pour le
Langtang trekking cumulé au Tamang heritage trail (ça vous parle bien, j’en
suis sure !!).
Soit 10 jours
de longue et périlleuse marche, sur des cailloux, dans des montées, des
descentes, dans les vallées, des dénivelés à n’en plus finir, l’ascension du
mont « je sais plus quoi » à 4773 mètres (oui, oui presque la hauteur
du Mont Blanc !! Je suis un peu fière), des courbatures, des ampoules pour
certains, des coups de soleil, des nez d’abord crumble puis après épluchage
« cul de babouin », et tout ça pour quoi ?? Pouvoir exhiber son
fessier fermement moulé dans un legging ??!!! Oui peut être
secrètement !! Arrêter de fumer ?? ça j’ai pas eu le choix, à 3000
mètres d’altitude, les clopes sont nettement moins appréciables. Ou tout
simplement, profiter de paysages incroyables au milieu de l’Himalaya. Bref
plein de bonnes raisons.
Pour ce faire,
j’avais décidé de me débrouiller par
moi-même, pas de guides, pas de tour organisé, les permis pour le trek coutent
suffisamment chers. La voix de ma chère mère retentissait dans ma tête « surtout
ne fais pas de trek toute seule », mais avec qui ?? C’est alors que
j’ai rencontré Sandra, et naïvement à la recherche d’infos, on s’est fait
entourlouper par une vendeuse de trek, « nous aussi on voulait aider les
pauvres népalais dans le besoin », et voilà comment on s’est retrouvé avec
un guide, Kumar grand timide au sourire doré, un peu trop cher pour nos budgets,
sans compter que dans les montagnes, les prix flambent beaucoup trop, pour les
économies on repassera !!
Nous voilà donc parti pour 10 jours de trekking, avec pour commencer un voyage de 9h de bus pour faire 150 km. L’explication ; des routes pourris de montagnes, un bus pourri et surbondé à l’intérieur, 20 ou 30 personnes sur le toit et je ne sais pas combien de kilos de bagages, enfin Nepali’s style !!! Tous les éléments nécessaires pour passer un long et dangereux voyage, et ça n’a pas raté, après plusieurs côtes montées en plusieurs essais, c’est l’essieu qui nous a lâché dans une descente, et c’est ainsi que la durée du voyage est passée de 9h à 19h.
Après une
bonne nuit de récupération, nos chaussures « drag-queen, crampons qui
passent partout » et nous, partons à l’aventure. Une longue et montante
journée sur un seul chemin (décidemment le guide ne va pas nous servir à
grand-chose) commence, et c’est suantes, le regard vide et le souffle haletant
qu’on fait la connaissance de Agathe, Seb et Jai, leur guide, et de Claire et
Manon (une psychomot, la précision semble importante pour démontrer qu’on n’est
décidemment pas des acharnées du travail !!).
On se suivra
donc pendant plusieurs jours, de villages en villages, de paysages en paysages,
faisant parfois la course, suivant l’humeur de nos guides « vous partez en
avance, on vous rattrape à la pause thé » (et il y en a eu des pauses). Et
ainsi de suite, au fil des jours, des coups de gueule, des coups de motivation
(moins nombreux étrangement), toujours des paysages et des points de vue
hallucinants, entourés de montagnes de 7000 mètres. On a pris l’air, savouré,
pris des photos (excuse souvent reprise pour faire des pauses), on a eu froid
et même eu la neige au coin du feu.
Mais on n’a
pas eu que des paysages, on a aussi eu droit aux sherpas portant des charges
toujours plus volumineuses et plus lourdes, aux yacks, aux biquettes, aux
villages tibétains, aux douches froides, aux pas de douches, aux
« soirées » (couchés 9h svp) au coin du poêle, et à tous les petits
plaisir de la montagne.
Evidemment
comme tout Français qui se rencontrent en voyage, on a beaucoup, beaucoup,
beaucoup parlé bouffe, et on n’a pas fait qu’en parler d’ailleurs, sur la
pancarte des conseils de montagne, ils précisaient en altitude il faut manger
gras, et bien on s’est pas gêné, des pâtes, du fromage, du fromage, des gâteaux !!
Et maintenant
retour à Katmandu, on est fières d’avoir les fessiers de Nadia Comaneci, les
cuissots de Jannie Longo et les mollets de Richard Virenque, mais toujours la
bouée, ah le trekking ça vous gagne !!
c'est bien néné tu t'es pas arrêtée sur l'ascension du Mont Réjaini! t'as eu maintes occasions d'y penser quand tu crachais tes poumons?!!
RépondreSupprimerbibi