lundi 8 avril 2013

kathmandu - काठमाडौं



Après un passage de frontière, plus que folklorique, je n’ai jamais une frontière pareille, un pont sépare l’Inde et le Népal, personne ne s’arrête et si vous ne vous arrêtez pas pour tamponner vos papiers, personne ne le fera pour vous. Et sur ce pont, une effervescence incroyable, des bus, des vélos, des rickshaws, tous bondés à craquer, on croirait qu’un peuple entier part en exode !! Dans tout ce tumulte (et parce que je pionçais gentiment dans le pick-up), j’ai raté la frontière indienne, ce qui m’a valu un aller-retour, loin d’être gratuit. Une fois ma clandestinité régularisée et allégée de mes derniers euros, je saute dans un bus et me retrouve à Kathmandu en compagnie de Marie, rencontrée dans le bus.
            Comme bien souvent, on se dégote une guest-house pourrie, un peu à l’écart de Thamel (le quartier à touriste de la ville). Pour ces 8 jours dans la capitale, ça sera une chambre moyenne, mais lumineuse nous dit-on, et deux douches communes à l’intimité plus que limitée. L’une d’elle avec un énorme trou dans la porte, à hauteur de fesses et sans eau chaude et l’autre, une porte parfaite, mais une fenêtre sans carreaux, avec évidemment un miroir parfaitement placé pour avoir une vue sur l’extérieur (et vice et versa) mais heureusement avec de l’eau chaude ; comprendre un vague filet d’eau marron et tiédasse, nous obligeant à coller notre derrière sur un carrelage à l’hygiène plus que douteuse !! Un bonheur de douche !!



            J’avais jusqu’à présent éviter les grosses mésaventures, à part des pertes de chaussettes, culottes, rien de dramatique, mais le Népal a bien changer la donne, laissez moi vous conter les aventures de Béné le boulet.
            Une fois mes affaires déballées, et la faim se faisant ressentir, je pars à la recherche d’un ATM, l’engin enfin trouvé, je prends le temps de l’apprivoiser, visiblement trop de temps, car en plein milieu de la transaction, coupure de courant (chose fréquente à Kathmandu, la ville n’a que 12h d’électricité quotidienne). Et voilà ma carte coincée dans la machine, l’argent débitée et les roupies jamais récupérées. C’est un peu excédée, que je poireaute 1h30, sur les conseils d’un Népalais qui avait contacté la banque. J’étais bien décidée à camper devant l’engin, jusqu’à un miraculeux retour de courant et une restitution de ma carte. C’est finalement frigorifiée et affamée que je réclame l’aide d’un autre autochtone, plus efficace ce coup-ci, qui m’informe qu’il faut arrêter de se brosser Martine, ma carte ne ressortiras pas par magie, je devrais aller la récupérer 3jours plus tard à la banque (l’histoire se passe évidemment la veille d’un week-end).
            Je n’étais visiblement plus destinée à utiliser cette carte, car le jour même de sa récupération, c’est dans un taxi que je laisse généreusement mon porte-monnaie, adieu permis de conduire à la photo hideuse, carte de crédit, et argent liquide !!

            Toutes ces déboires de carte me font m’éterniser dans la grande ville et me permettent de bien découvrir la capitale (entre visite à la banque, à l’ambassade, au commissariat). J’ai eu cent fois le temps de me perdre dans toutes ces ruelles pavées, au milieu desquelles on trouve des petites places cachées, avec son stupa et son temple. Les rues sont étroites, bien souvent les immeubles sont en brique avec des fenêtres et des balcons en bois gravés, à l’image de l’ancien palais royal. La vie y pullule, des vendeurs ambulants de fruits et légumes, samossas, momos, installés sur les places, partout des gens assis devant leur porte à boire des thés et à papoter, comme souvent en Asie, des boutiques qui dégueulent de choses utiles ou inutiles, et bien souvent cachés derrière des rideaux crasseux, des petits resto, où l’on peut déguster beignets sucrés, salés, Dal Bhat et autres spécialités, le tout sur fond de klaxon.
            J’ai tenté au maximum d’éviter Thamel, le quartier des touristes, où l’on ne trouve que des hôtels, des restaurants occidentaux, aux prix indécents, des boutiques de souvenirs, cachemire, pashmina, bijoux, les boutiques d’équipement qui vous vendent des faux North Face à des prix dérisoires et agence de trekking, un paradis du shopping et de la dépense. On passe son temps à se faire happer par des vendeurs à l’anglais parfait et à l’entourloupe bien rodée.
            Mais ne crachons pas complètement dans la soupe, j’ai quand même quelques fois céder à la tentation d’un bon repas occidental et hors budget, pour le souvenir et pour penser à vous !!!
Namaste Kathmandu !!!

3 commentaires:

  1. rohh et t'as carte alors?
    :-)
    ça a l'air bien là bas aussi...c'est beau...

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  2. oulala ta carte!!! (mazette je cause plus bien comme il faut dis donc!)

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  3. oulala j'ai pris du retard dans mes lectures!!Md Boulet, ça me fait plaisir que tu prennes ma place pdt un temps et jt'imaginais bien prendre ta douche en serrant les fesses!

    profite

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