Après un passage de frontière,
plus que folklorique, je n’ai jamais une frontière pareille, un pont sépare
l’Inde et le Népal, personne ne s’arrête et si vous ne vous arrêtez pas pour
tamponner vos papiers, personne ne le fera pour vous. Et sur ce pont, une
effervescence incroyable, des bus, des vélos, des rickshaws, tous bondés à
craquer, on croirait qu’un peuple entier part en exode !! Dans tout ce
tumulte (et parce que je pionçais gentiment dans le pick-up), j’ai raté la
frontière indienne, ce qui m’a valu un aller-retour, loin d’être gratuit. Une
fois ma clandestinité régularisée et allégée de mes derniers euros, je saute
dans un bus et me retrouve à Kathmandu en compagnie de Marie, rencontrée dans
le bus.
Comme
bien souvent, on se dégote une guest-house pourrie, un peu à l’écart de Thamel
(le quartier à touriste de la ville). Pour ces 8 jours dans la capitale, ça
sera une chambre moyenne, mais lumineuse nous dit-on, et deux douches communes
à l’intimité plus que limitée. L’une d’elle avec un énorme trou dans la porte,
à hauteur de fesses et sans eau chaude et l’autre, une porte parfaite, mais une
fenêtre sans carreaux, avec évidemment un miroir parfaitement placé pour avoir
une vue sur l’extérieur (et vice et versa) mais heureusement avec de l’eau
chaude ; comprendre un vague filet d’eau marron et tiédasse, nous
obligeant à coller notre derrière sur un carrelage à l’hygiène plus que
douteuse !! Un bonheur de douche !!
J’avais
jusqu’à présent éviter les grosses mésaventures, à part des pertes de
chaussettes, culottes, rien de dramatique, mais le Népal a bien changer la
donne, laissez moi vous conter les aventures de Béné le boulet.
Une
fois mes affaires déballées, et la faim se faisant ressentir, je pars à la
recherche d’un ATM, l’engin enfin trouvé, je prends le temps de l’apprivoiser,
visiblement trop de temps, car en plein milieu de la transaction, coupure de
courant (chose fréquente à Kathmandu, la ville n’a que 12h d’électricité
quotidienne). Et voilà ma carte coincée dans la machine, l’argent débitée et
les roupies jamais récupérées. C’est un peu excédée, que je poireaute 1h30, sur
les conseils d’un Népalais qui avait contacté la banque. J’étais bien décidée à
camper devant l’engin, jusqu’à un miraculeux retour de courant et une restitution
de ma carte. C’est finalement frigorifiée et affamée que je réclame l’aide d’un
autre autochtone, plus efficace ce coup-ci, qui m’informe qu’il faut arrêter de
se brosser Martine, ma carte ne ressortiras pas par magie, je devrais aller la
récupérer 3jours plus tard à la banque (l’histoire se passe évidemment la
veille d’un week-end).
Je
n’étais visiblement plus destinée à utiliser cette carte, car le jour même de
sa récupération, c’est dans un taxi que je laisse généreusement mon
porte-monnaie, adieu permis de conduire à la photo hideuse, carte de crédit, et
argent liquide !!
Toutes
ces déboires de carte me font m’éterniser dans la grande ville et me permettent
de bien découvrir la capitale (entre visite à la banque, à l’ambassade, au
commissariat). J’ai eu cent fois le temps de me perdre dans toutes ces ruelles
pavées, au milieu desquelles on trouve des petites places cachées, avec son
stupa et son temple. Les rues sont étroites, bien souvent les immeubles sont en
brique avec des fenêtres et des balcons en bois gravés, à l’image de l’ancien
palais royal. La vie y pullule, des vendeurs ambulants de fruits et légumes,
samossas, momos, installés sur les places, partout des gens assis devant leur
porte à boire des thés et à papoter, comme souvent en Asie, des boutiques qui
dégueulent de choses utiles ou inutiles, et bien souvent cachés derrière des
rideaux crasseux, des petits resto, où l’on peut déguster beignets sucrés,
salés, Dal Bhat et autres spécialités, le tout sur fond de klaxon.
J’ai
tenté au maximum d’éviter Thamel, le quartier des touristes, où l’on ne trouve
que des hôtels, des restaurants occidentaux, aux prix indécents, des boutiques
de souvenirs, cachemire, pashmina, bijoux, les boutiques d’équipement qui vous
vendent des faux North Face à des prix dérisoires et agence de trekking, un
paradis du shopping et de la dépense. On passe son temps à se faire happer par
des vendeurs à l’anglais parfait et à l’entourloupe bien rodée.
Mais
ne crachons pas complètement dans la soupe, j’ai quand même quelques fois céder
à la tentation d’un bon repas occidental et hors budget, pour le souvenir et
pour penser à vous !!!
Namaste Kathmandu !!!
rohh et t'as carte alors?
RépondreSupprimer:-)
ça a l'air bien là bas aussi...c'est beau...
oulala ta carte!!! (mazette je cause plus bien comme il faut dis donc!)
RépondreSupprimeroulala j'ai pris du retard dans mes lectures!!Md Boulet, ça me fait plaisir que tu prennes ma place pdt un temps et jt'imaginais bien prendre ta douche en serrant les fesses!
RépondreSupprimerprofite