samedi 15 décembre 2012

Séance bricolage à la Lao.


En terme de gros œuvres, ils sont impressionnants de savoir faire et d’efficacité. Papa Lam, fin charpentier, travaille toute la journée avec l’aide de Mi. En 3 jours, tout est monté, il ne reste plus que le parquet à poser. Avec peu d’outils (un marteau, une scie et un fil à plomb) et beaucoup d’expérience, il construit cette cahute avec une agilité incroyable, à presque 60 ans, il en paraît 20 lorsqu’il est perché sur sa charpente et utilise ses pieds comme une autre paire de mains.
Pendant que Mone et Paï s’affèrent à la création de salle de bain pour les bungalows. Carrelage, Béton, tuyauterie, tout est maîtrisé et souvent fait maison, même les lits et les fenêtres sont faits par Mone, maître dans le travail du bois. Tout le monde est réquisitionné, tantôt redresseur de clou, tantôt aide au coupage de bois, passeur de matériel pour les charpentiers, chacun court aisément sur les poutres avec deux lattes de bois sur les épaules. Difficile de trouver sa place quand on est blanc, incapable de planter un clou et qu’on a besoin d’un harnais pour marcher sur une poutre !! Alors on décharge les bateaux, et on joue avec les enfants, fabrication de corde à sauter en élastique, partie de volley avec le gros ballon (qui ne dura pas bien longtemps au milieu des clous), dessins, baignade dans le Mékong, recherche de
poux sur les têtes.
Par contre, côté déco et finitions, on sent que c’est moins leur truc !! Ils ne s’embêtent pas avec le superficiel, la plupart des maisons sont bruts et sans mobilier. Alors quand il faut s’appliquer pour faire du beau pour les touristes, c’est une autre affaire, il y a du laisser-aller du côté des finitions !! (La dernière en date ; peindre la barrière à la tombée de la nuit, avec un néon au dessus, résultat ce matin, des milliers de moucherons sont collés sur la barrière, qui maintenant est sèche !!) Il faut dire que le matériel n’est pas des plus adapté, 3 pauvres pinceaux pourris à qui il manque la moitié des poils et un rouleau tout sec. On sent aussi le manque de logique dans la réalisation « ah tu poses les plaintes qu’on a pas fini de peindre ?!! Mais ça va faire des coulures non ?? ah ok bo peniang !! » et tout le monde met son petit grain sel, donc les barrières blanches sont mouchetés de petites traces de doigts rouge (merci Manisap). Bref vous l’aurez compris, les finitions prennent du temps et moi je m’installe !!

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