Douze heures de trajet depuis Ubon, passage de frontière
sans soucis, entourés de français, dont un couple de vieux qui arrive à se
plaindre 30 min parce que les douaniers se sont pris une commission de 40 bath
(Wahou c’est vrai qu’un euro, ça va changer ton voyage !!). Douze heures
sur mon siège à me demander ce qui a pu changer en 1 an et demi. Heureusement
une mamie Thaï et son petit-fils (fille, j’ai pas su trouver), me sortent de
mes pensées avec des sourires et des Sawadi kaa, mais sous prétexte de m’avoir
aidé à ouvrir mon sachet de mangue, ils s’avèreront un peu collant une fois sur
l’île et pas évident de leur faire comprendre que je pars à l’autre bout de l’île
et qu’ils ne peuvent pas m’accompagner.
Une fois
les Thaï abandonnés à leur sort, je monte sur la motobike de mister Sut, qui me
parle de manisap Guest-house et de mister Sam. Hein ?? Quoi ?? Sam
est sur l’île ?? Mais c’est quoi ce bordel ?!!
J’arrive à
Manisap, j’ai pas extrait mon gros derrière de la moto, que déjà des
« Bini » et des sourires m’arrivent de tous les coins de la maison,
avec l’impression de les avoir quittés la veille. J’ai pas posé le pied par
terre, que déjà les femmes s’affèrent pour me préparer un bungalow, un peu
poussiéreux, avec un matelas trop grand pour le lit mais neuf s’il vous
plait !!! J’enlève mon sac et hop, on me glisse un verre de bière dans la
main, c’est sur je ne me suis pas trompé d’endroit !! Sam, qui
effectivement est arrivé deux jours plus tôt, me conte les 2 années passées et
la saga Manisap.
Rien n’a vraiment changé, pas de
buildings sur l’île, les routes sont toujours en terre et toutes défoncés. Du
côté de Manisap, la famille est réconciliée, deux bungalows ont poussés et le
restaurant a été embarqué par le Mékong un an plus tôt. La guest-house est en
pleine reconstruction, il y a du bois partout et les enfants courent dans tous
les sens.
Le dernier né (dont je n’ai
toujours pas compris le nom), pour le coup a bien changé, il court le cul à
l’air dans tous les sens, mort de rire et chouchouter par toute la famille. Manisap
a la même frimousse, et n’a guère poussée, moins capricieuse et sacrément
coquine, un vrai clown, toujours à amuser la galerie. Di prend de plus en plus
son rôle de femme mais reste timide et en retrait. Mi a pris un coup de vieux, il ne va plus à
l’école et aide aux travaux comme un vrai petit homme. Det, fidèle à lui-même,
il semble être le seul à n’avoir pas grandi, même tête, même énergie et
toujours fourré dans le Mékong.
Il est 6h, réveillée par le coq,
je me lève avec plaisir et profites des premiers rayons de soleil sur le Mékong, toutes ces îles sont magnifiques et tellement paisibles. Je m’assois et
observe toute la famille qui est déjà bien active. Det râle toujours pour ne
pas aller à l’école. Papa Lam et Mi installe déjà le bois pour le nouveau
resto. Il est 6h, je me sors difficilement la tête du cul, quand eux s’affèrent
déjà, ah il est là le décalage !!
donde?
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