samedi 24 novembre 2012

Koh Phi Phi / เกาะพีพี



Je pars pour Koh Phi Phi un peu à reculons mais dans l’espoir de partager quelques jours avec Justine, évidemment je ne l'ai jamais retrouvé, mais bon j’étais à Koh Phi Phi, donc il me fallait trouver un endroit où dormir. Après plusieurs tentatives, j’échoue dans une guest-house pourrie et moyennement cheap !! Ma chambre ressemble plus à une prison qu’à une suite, avec un taux d’insalubrité élevé, sans fenêtre, matelas dur comme de la pierre mais le pire reste l’odeur qui stagne dans la chambre, même le ventilo n’arrive pas à la faire fuir !! Ce petit paradis est situé dans la cour d’un tatoo shop, aux propriétaires étranges (qui s’avéreront sympathiques et qui m’inviteront pour un dîner très épicé mais authentique). Par chance la guest-house fait salle de gym, ce qui donne lieu à de belles démonstrations de testostérone !!
Cette île est tout simplement merveilleuse, deux grandes baies à l’eau limpide et au sable blanc, entourés par des falaises et de la jungle. Malheureusement le centre de l’île n’est qu’un dédale de rue, où pullulent grosses en bikini et russes tatoués et bedonnant, haut lieu de murge et de débauche, en terre musulmane !! 


Le premier soir, alors que je traîne ma carcasse dépressive, à la recherche d’un lieu où l’on n’entende pas la musique, je me fais alpaguer par un français un peu ivre mais sympathique qui me propose un tour en kayak dans la baie. Ni une, ni deux j’accepte son invitation car j’ai bien envie de discuter et qu’au pire je sais nager !! Nous partons donc à l’abordage de tous les bateaux de la baie à la recherche de cigarettes.
Chris (encore un, mais sans moule-bite distendu ce coup-ci) est installé en Thailande depuis 15 ans, moitié glandeur mais fière de l’être, moitié producteur d’hévéas, il a 1000 copains et 1000 histoires à raconter. C’est avec lui et sa bande de ting tong Thaïs que je passerais ces 3 jours, à papoter et à  en apprendre beaucoup sur les coutumes thaïs.
La fine équipe est principalement constituée de :
-         Suliman, maître des lieux qui arbore fièrement une grosse montre et une grosse chaîne en or massif pour symboliser sa réussite. Il passe sa journée à déambuler sur l’île tel le coq dans la basse-cour et s’adonne à un jeu étrange avec Chris, le tripotage de boules !!
-         Alifin, loueur de kayaks, souvent stone et parfois saoûle, très jovial et répétant, sourire aux lèvres, « merci coucou », phrase qui à la suite d’une soirée où l’on délogea un irlandais de son lit pour obtenir une bière, deviendra culte !!
-         Il y avait aussi Mat et Mat, deux gentils garçons pas très bavards
-         La petite amie de Mat, (j’ai beaucoup de mal à retenir les prénoms), jeune demoiselle à l’appareil dentaire brillant (comme beaucoup ici) et timide mais très attachante.
-         Et enfin Mister “you know what I mean”, tatoué des pieds à la tête, same same pour les piercings, très populaire auprès de ces dames et fière sur son vélo à moteur.


Ma principale activité sur l’île, glander sur la plage, glander dans un transat avec Chris à cancaner sur les gens. J’ai quand fait un peu de kayak au pied des falaises, fait du snorkeling au milieu des poissons. (sensation incroyable de nager au milieu d’un banc de poissons sans les faire fuir). Et j’ai fini par booker un tour à toutou en long tail boat (sorte de barque en bois avec une grosse débroussailleuse en guise de moteur, qu’ils manient avec beaucoup d’aisance) pour voir les îles. Hop Hop Hop, 1h sur maya Beach, 30 min de snorkeling et pour finir, le show sur monkey beach!!! Wahou awesome!!
Voilà comment se termine l’histoire de Béné sur l’île au pipi (j’étais obligée de la faire celle là !!)

mercredi 21 novembre 2012

Krabi กระบี่



J arrive à Krabi en milieu d’après-midi, juste le temps de trouver une cheap guest-house dans le centre, et hop je pars à la rencontre de la ville, située le long d’un fleuve dont on taira le nom car on l’ignore et principalement constituée de grandes avenues, reliées par des petites rues… Bref une ville !! La particularité artistique de la ville semble être ces grosses statues que l’on trouve au sommet de certains feux rouges et cartes de la ville. Une sorte de gros gorille ou je ne sais qu’elle monstre tenant des armes à la main, ils semblent veiller sur la ville comme King Kong sur son building !!
Une chance pour moi, c’est le night market du week end, occasion de me gaver dans tous les petits boui-bouis (les premiers du voyage d’ailleurs), et d’admirer le bon goût des thaïlandais en matière de décorations et de fringues. C’est aussi l’occasion d’apercevoir leur talents ; enfants musiciens, homme moignon qui, par je ne sais quel procédé, parvient à tenir un tuyau et fabriquer un ballon avec son bras valide, mieux que top chef ou la femme à barbe !!
Autre découverte pour moi, « la minute en musique », la musique retentit et soudain plus personne ne bouge dans la rue, plus personne ne bouge sauf moi, trop occupée à prendre une connerie en photo et qui ne me rend compte de rien !!
Je finis ma soirée en squattant devant la télé avec la tenancière de la guest-house, incroyable série où l’héroïne, au bout du rouleau, pleurs sur le bord d’une falaise, le nez tout rouge, le jeu d’actrice est époustouflant, mais le rimmel toujours impeccable, pareil lorsqu’elle saute pour se suicider, flash-black sur sa dure vie, bref j’ai frémi, heureusement le bel amoureux a pu la sauver !!

 
Le lendemain je pars à l’aventure, loue une motobike, prend quelques minutes pour me familiariser avec la conduite à gauche et hop je pars pour 60km de route, sourire aux lèvres et coups de soleil au rendez-vous, j’ai beau m’arrêter toutes les dix minutes pour remettre de la crème, rien n’y fait, ma peau n’aime pas le soleil !! J’arrive enfin aux sources d’eau chaude. Quand on vous dit source d’eau chaude, vous pensez naturellement petite cascade sympathique à 26°C, et bien NON, dans ce pays, niveau température, tout est amplifié !! Me voilà donc à barboter avec des mamies Thaïs dans une eau à 35, j’ai encore frôlé le malaise. Une fois ma température corporelle retrouvé, j’enfourche jolly jumper et pars me perdre en direction du temple. L’ascension du wat Tham Seua, ses 1257 marches asiatiques (la précision semble importante), sous 37°C et 90% d’humitidité, ne fut pas une mince affaire !! Autant vous dire qu’en terme de perte d’eau, Huashan et le mont rijiani c’était de la nioniotte !! Tellement de sueur perdu, que j’ai été forcé de mouiller mon tee-shirt pour camoufler, j’en ai évacué des toxines ce jour là !! Mais le camouflage n’a servi à rien, vu les gouttes qui perlaient sur mon visage et la couleur de ma gueule, les gens ont du juste penser que j’avais un problème hormonal !! (ça c’était pour la partie « le journal d’un corps en Asie !!). Mais arrivée en haut, pfffff un immense bouddha assis et une vue à couper le souffle sur les environs, certes un peu nuageux et une grosse pluie pour rafraichir les esprits. Le reste de la journée ne fut que ballade en scooter au milieu des montagnes, coucher de soleil sur une plage incroyable et petite soirée avec une allemande très bavarde, un thaï sympathique et la tenancière traductrice.
Bref bons baisers de Krabi !!

vendredi 16 novembre 2012

Koh Lipe เกาะหลีเป๊ะ


Après 16 h de train grand luxe, couchette, air conditionné, (c’est fou de voir comme on se réhabitue vite à ces trajets qui durent des heures), 2 heures de bus et 2h de bateau, j’arrive enfin à Koh Lipe, petite île paradisiaque perdue au milieu d’autres, malheureusement envahis par les touristes en majorité chinois, russes et italiens. L’île et ses alentours sont tout simplement magiques, le sable blanc, l’eau turquoise et la jungle. A bout de forces et dégoulinantes de sueur j’échoue dans un petit resort au bout de la plus grosse plage de l’île, rien de paradisiaque tous ces bungalows, et le mien, l’un des moins chers est loin d’être vraiment cheap.
Après une petite trempette, je pars donc à l’aventure et à la recherche d’un coin plus tranquille. L’île recèle de petites criques tranquilles, je tombe rapidement sur une petite plage où glandent 4 blancs dans des hamacs, probablement complètement défoncés, il semble que ça soit la principale activité sur Lipe, glande et fumette, même les Thaïs s’y adonnent. J’accepte avec plaisir leur invitation pour une soirée, occasion de rencontrer des gens me dis-je !! Malheureusement ces gens ne s’avérèrent pas si friendly que ça, mais ça m’a permis de rencontrer Corado, un italien prof de plongée, passionné de la vie aquatique et fervent bouddhiste. Une intéressante rencontre, très convainquant, il m’a presque converti au bouddhisme !!!


2ème jour, je pars vraiment à l’aventure, pantalon thaï retrouvé, dégoulinante de sueur, plaque rouge sur les bras, sac à dos dégueu, ça y est je ne ressemble plus rien !! Donc je pars à l’aventure, mon mauvais sens de l’orientation aux aguets, je pars à travers les rochers, marée haute évidemment !!! Au bout d’une heure à me galérer en plein soleil, sans eau, je commence à me dire que mon idée n’était pas la bonne et qu’il serait temps de faire demi-tour. J’arrive finalement sur une petite plage, où vivent deux espagnoles, des thaïs, ils possèdent quelques bungalows. C’est là que je fais la connaissance de Christophe un niçois au moule bite distendu, aux lunettes vieillottes, chemise ouverte laissant apparaître son torse « velu », au contact un peu étrange et qui vient régulièrement sur l’île. Sa compagnie m’a tout de même permis de faire la connaissance de quelques thaïs lors d’une soirée.
Le reste de mes jours sur Koh Lipe ne furent que perdre mon chemin en plein cagnard sur les 3 pauvres routes de cette île, glande, lecture, snorkeling et enjoying de vie !! J’ai aussi pu faire la connaissance d’Anna, une française qui vient faire les saisons sur l’île et qui est mariée à Lu, un chaoli complètement allumé et sur-excité, rencontre qui m’a permis d’en apprendre plus sur les Chaoli, pêcheur originaire de l’île.
Voilà ça c’était l’histoire de Koh Lipe ou comment passer du bon temps !!

Bangkok en quelques mots./ กรุงเทพฯ


Pour moi, Bangkok se fut beaucoup beaucoup de chaleur (Dieu merci la clim fut inventée), j’ai donc du boire beaucoup d’eau (mais pas seulement), une fatigue extrême ; due au décalage horaire ?? à la LUSH party ?? ou à cette année de dur labeur ??
Conclusion je n’ai pas fait grand-chose à part rencontrer quelques français, boire des coups, ah si j’ai bien fait la tentative du célèbre marché aux fleurs… Mais raté !!! J’ai vu un marché, mais il n’y avait pas beaucoup de fleurs, j’en ai donc conclu que je m’étais probablement trompée !! Par contre il était plein de ces petites échoppes pleines à craquer d’objets, plus ou moins kitch, de produits plus ou moins frais, mon dieu qu’il faisait chaud !! (j’ai tendance à réinventer le rorchart )


Comme j’étais hébergée chez Jeanne et Clément, j’ai infiltré un Bangkok autre que le kao san des touristes !!
J’ai pu voir que Bangkok est une ville en pleine ébullition et en pleine expansion, des samrtphones et ipad dans toutes les mains, des buildings à gogo, se mêlant aux vieilles cahutes bringuebalantes, des Thaïs branchés et apprêtés. On retrouve cependant l’Asie et son bordel, des scooters partout, un intérêt peu marqué pour le code de la route, des passages de rues toujours aussi périlleux !! Mais on aime toute cette effervescence, les boutiques étroites regorgeant de 1000 articles, ces milliers de boui-boui aux tabourets cassés et à la vaisselle plus que douteuses et tous ces vendeurs ambulants (mais comment font-ils pour ne pas devenir obèses ?!), qui proposent œufs de caille au plat, poulet et pattes grillés ou frits, boulettes de viande non identifiée et peu appétissantes…
Bangkok c’est aussi des chocs thermiques, la chaleur étouffante de l’extérieur et le froid de toutes les clims qui vous sèchent la peau et les vêtements, mais qui n’aide pas votre corps à se faire au climat.

 
Heureusement la ville a su garder des petits marchés, cachés par des seven/eleven et autre super big market, où l’on retrouve toutes ces odeurs d’épices, d’encens, de viande et cette odeur aigre qui vous pique jusque dans la gorge !!
Les sons non plus, n’ont pas changé ; les voix « nasillardes », certaines voyelles qui sont étirées à l’infini ; le bruit de la rue et des klaxons et cette formidable musique, qu’on aime tant, et qui résonne dans de nombreuses boutiques.
Bref un bonheur de retrouvailles !!

jeudi 8 novembre 2012

Retrouvailles avec Bangkok


Voilà, j’y suis !! Pourquoi tant de stress finalement ?!! Bon je ne vous cache pas que ce voyage s’annonce fort en boulettes et en rencontre incroyable… ou pas. Ces 15h de voyage m’ont permis de confirmer un phénomène que j’avais déjà observé; j’ai tendance à attirer les vieux graveleux en pleine crise de la cinquantaine. Le Qatar m’a offert un beau spécimen grec, le teint halé voire grillé et le regard libidineux, nous avons pu échanger quelques mots avant que je parvienne à le semer dans la navette de l’aéroport !! ouf !! Autre constat, les français sont repérables entre mille, merci Décathlon à fond la forme, plus efficace qu’un passeport ou qu’un accent !!

En ce qui concerne l’arrivée à Bangkok, je me suis débrouillée à merveille, pas de perte d’orientation, un passage de douanes sans encombre (ils ne sont vraiment pas regardant sur qui entre dans leur pays), tout ça grâce mon anglais parfait évidemment.
Mais chasser le naturel, il revient au galop ; durant ce vol, j’ai eu le temps de faire le bilan de tout ce que je n’avais pas fait avant de partir. Notamment noter sur un papier l’adresse de Clément, qui m’accueille pour ces quelques jours. Donc 1h30 à tourner dans l’aéroport pour accéder à internet, mon anglais parfait n’aidant pas à comprendre les indications des gentils Thaïs !!! Bref j’ai fini par trouver et une fois le premier Sawadi Ka entendu, tout mon stress (enfin presque) s’est envolé et le sourire typique des thaïs (mais aussi des cambodgiens !!) m’a contaminé !!
 Me voilà donc installée au 19ème étage avec une vue incroyable sur les buildings.

Ah oui, j’oubliais « Rooooo lala il fait CHAUD !!! ».