mercredi 15 mai 2013

Pushkar - पुष्कर



Après une séparation larmoyante, je prends la route pour Pushkar. Dans le bus qui me conduit à la ville, la chaleur me paraît de plus en plus étouffante, l’air qui pourrait rafraîchir, ne fait que brûler la peau, mais ma mauvaise humeur (après 6 mois je ne sais toujours pas gérer la chaleur) ne m’empêche pas d’en prendre plein les yeux. J’observe rêveuse les montagnes rocheuses et plaines arides du Rajasthan, les femmes du bus sont un festival de couleurs, leurs saris flottent au vent laissant apercevoir tout leurs bijoux, des boucles d’oreilles, des chaînes, des bracelets, de la dorure en veux-tu en voilà, sur leur peau mate le spectacle est saisissant.
J’échoue dans un hôtel un peu en retrait de la ville, genre Club Med, avec piscine et gérant fumeur de pétard. Mais ce qui m’a convaincu c’est la réception en moto à la station de bus et la grosse remise sur la chambre. C’est officiellement la saison basse au Rajasthan, la chaleur devient étouffante, les indiens eux même ferment boutique et partent se terrer au frais dans les montagnes !! Et moi, je suis là, dégoulinante, errant dans les rues, rasant les murs à la recherche d’ombre, essayant tant bien que mal d’éviter les brahmans qui vous réclament des donations conséquentes sous couvert de chance et d’un meilleur Karma, « merci mon Karma se porte bien et non je ne te donnerais pas mon argent pour que tu puisse t’acheter une nouvelle moche chemise » (les brahmans étant l’une des castes les plus privilégiées d’Inde).


            Dans cette errance, je finis par échouer dans le resto de ziguouiguoui bouclettes (ziguouiguoui étant le sobriquet donner aux indiens que j’ai rencontré). C’est donc avec lui que j’apprends l’art (que je maîtrisais déjà assez bien) du shanti shanti : la glande par temps chaud. Et au fil de discutions sur les coutumes indiennes et de philosophie sur la vie vue par les hindous, je m’incruste bien comme il faut dans son cercle d’amis. Je suis invitée dans les villages, apprends la préparation des chapatis, vois pour la première fois voler un paon (bah c’est vachement beau !!), danse avec des fillettes devant des clips bollywood ringards, profite des couchers de soleil, et m’éternise shanti shanti dans la ville !! Mais n’apprends toujours pas à prendre des décisions.
Je quitte la ville, un matin, pour Udaipur mais pas vraiment convaincue de partir dans la bonne direction.

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